Historique du 78e RI pendant 14-18

Publié le 24 Juin 2016

l'état-major du 78e régiment d'infanterie en août 1914

Carte postale représentant l'état-major du 78e régiment d'infanterie au Puy-Imbert (Limoges). De la gauche vers la droite : le lieutenant Pierre, le colonel Arlabosse, le capitaine Dewatre, le capitaine Tatin, le capitaine Cahuzac, le commandant Gaudriault, le médecin-major de 1e classe Taste, le capitaine Thérond, le capitaine Teilhac, le commandant Laurent, le capitaine d'Arailh, le lieutenant Rungs, un officier non identifié, le commandant Goyer et le chef de musique Schmidt.

1914 2 août 1914. – Mobilisée dans la 12e région.- 23e DI, 12e CA

6 – 11 août 1914. – Transport par VF. au nord de Sainte-Ménehould. 11 – 23 août 1914. – Mouvement vers le nord, par Varennes et Stenay, en direction de Neufchâteau : Le 21 août, combat vers Izel.

Le 22 août, engagée dans la BATAILLE DES ARDENNES : Combats vers Menugoutte. 23 août – 7 septembre 1914. – Repli par Florenville, sur Pouilly.

Le 26 août, arrêt derrière la Meuse, dans la région de Beaumont : Les 27 et 28 août, combats vers Beaumont (BATAILLE DE LA MEUSE.) A partir du 29, repli sur Quatre-Champs ; puis, le 31, offensive vers le nord, en direction de Neuville-et-Day : Combats dans la région de Voncq. A partir du 1er septembre, continuation du repli, par Challerange, Tahure et Vitry-leFrançois, jusque dans la région de Margerie-Hancourt (éléments transportés par VF.), de Vitry-le-François, dans la région de Braux-le-Grand).

7 – 13 septembre 1914. – Engagée dans la 1re BATAILLE DE LA MARNE. Du 7 au 11, BATAILLE DE VITRY : Mouvement vers Saint-Ouen et combats dans la région Sompuis, Humbauville. A partir du 11, poursuite, par Vésigneul-sur-Coole, Ablancourt et Herpont, jusque vers Minaucourt. 13 – 18 septembre 1914. – Stationnement vers Laval et Somme-Suippe : Le 17, éléments engagés dans l’attaque sur Perthes-lès-Hurlus. 18 septembre 1914 – 1er octobre 1914. – Mouvement, par Verzenay, vers Reims et Saint-Léonard. A partir du 23 septembre, violentes attaques françaises, en direction du massif de Berru, vers Cernay-lès-Reims et vers le fort de la Pompelle. Puis stabilisation et occupation d’un secteur dans cette région.

1 er octobre 1914 – 25 mars 1915. – Retrait du front, mouvement vers Jonchery-surSuippe, et, à partir du 3 octobre, occupation d’un secteur dans la région la ferme des Wacques, la Suippe, étendu à gauche, le 17 octobre, jusqu’au nord de Baconnes (1) : Les 12, 30 octobre et 25 novembre, attaques françaises au nord de Saint-Hilaire-leGrand. Engagée dans la 1re BATAILLE DE CHAMPAGNE.

Le 21 décembre, violentes attaques françaises au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand et réduction du front, à gauche, jusqu’à la Suippe. 1915 25 mars – 2 avril 1915. – Retrait du front ; repos vers Marson. A partir du 29 mars, transport par VF. de la région de Vitry-le-François, au nord de Domèvre-en-Haye.

2 avril – 10 juin 1915. – Mouvement vers le front. A partir du 3 avril, engagée dans la 1re BATAILLE DE WOËVRE : Attaques françaises vers Regniéville-en-Haye, Remenauville et Fey-en-Haye. Puis, occupation d’un secteur vers Fey-en-Haye et Regniéville-en-Haye (2) .

A partir du 10 mai, occupation d’un nouveau secteur entre le bois de Mort Mare et Regniéville-en-Haye, étendu à droite, le 28 mai, jusque vers Fey-en-Haye.

10 juin – 21 juillet 1915. – Retrait du front et repos vers Toul. A partir du 15 juin, transport par VF., dans la région d’Amiens ; repos dans celle de Rubempré. Puis, le 19 juillet, transport par camions vers le Souich.

21 juillet 1915 – 11 mars 1916. – Mouvement vers le front et, à partir du 26 juillet, occupation d’un secteur entre le nord de Roclincourt et le nord d’Ecurie (guerre de mines). Engagée, à partir du 25 septembre, dans la 3 e BATAILLE D’ARTOIS : Violents combats vers Ecurie et vers le Labyrinthe. Puis occupation d’un secteur dans cette région : Le 19 décembre, extension du front, à gauche, jusqu’au sud de Neuville-Saint-Vaast.

Du 23 au 27 janvier 1916, attaques allemandes.

11– 30 mars 1916. – Retrait du front et transport par VF. dans la région de Montdidier : repos. 30 mars – 24 juin 1916. – Transport par VF vers Ligny-en-Barrois, puis transport par camions à Verdun. A partir du 6 avril, engagée dans la BATAILLE DE VERDUN, entre la Meuse et le bois d’Haudromont : Le 9 avril et les jours suivants, combats au ravin de la Dame et aux carrières d’Haudromont. Le 17 avril, attaques allemandes. Le 21 mai, attaque française. Le 25 mai, attaque allemande.

24 juin – 6 juillet 1916. – Retrait du front et regroupement vers Saint-Dizier.

A partir du 28 juin, transport par VF. dans la région d’Epernay et repos dans celle de Fère-en-Tardenois. 6 – 22 juillet 1916. – Transport par camions vers Soissons, et, à partir du 10 juillet, occupation d’un secteur vers Soissons et Pernant (3) .

22 juillet – 23 septembre 1916. – Mouvement de rocade et occupation d’un secteur vers Troyon et Soupir.

23 septembre – 20 octobre 1916. – Retrait du front ; repos et instruction vers Villeen-Tardenois.

20 octobre – 6 novembre 1916. – Mouvement vers Crépy-en-Valois. A partir du 2 novembre, transport par VF. dans la région du Thézy-Glimont ; repos. 6 novembre 1916 – 20 janvier 1917. – Mouvement vers le front, et, à partir du 12 novembre, occupation d’un secteur vers la Maisonnette et le sud de Cléry-sur-Somme (4) .

20 – 30 janvier 1917. – Retrait du front ; repos vers Villers-Bretonneux. A partir du 25 janvier, transport par VF., de Boves, dans la région de Courtisols ; repos.

30 janvier – 25 juillet 1917. – Mouvement vers le front ; occupation d’un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py : Actions offensives locales vers la ferme Navarin.

25 juillet – 12 août 1917. – Retrait du front et repos vers Champigneul-Champagne.

12 août – 9 octobre 1917. – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py.

9 octobre – 11 novembre 1917. – Retrait du front ; repos vers Ville-en-Tardenois.

11 novembre 1917– 25 janvier 1918. – Transport par VF. en Italie. A partir du 20 novembre, repos et instruction dans la région d’Arce Bussolongo, puis le 3 décembre, dans celle de Vicence, de Sovizzo et de Malo ; travaux, repos et instruction. 

25 janvier – 15 mars 1918. – Mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur au monte Tomba et vers le Piave

15 mars – 27 avril 1918. – Retrait du front ; repos et instruction vers San-Giorgio inBosco, puis, à partir du 22 mars, dans la région sud de Barbarano, enfin, à partir du 5 avril, vers Villalta.

27 avril – 23 juin 1918. – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur, sur le plateau d’Asiago, vers Capitello-Pennar : Le 15 juin, offensive autrichienne repoussée.

23 juin – 9 août 1918. – Retrait du front, stationnement vers Povolaro. 9 août – 27 septembre 1918. – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur, sur le plateau d’Asiago, vers Capitello-Pennar : Nombreux coups de main.

27 septembre – 21 octobre 1918. – Retrait du front ; repos vers Povolaro, et, à partir du 9 octobre, vers Riese.

21 octobre – 4 novembre 1918. – Mouvement vers le front. Engagée à partir du 25 octobre, dans l’offensive du Piave, franchi le 26, à Pederobba :. Poursuite à l’est du fleuve, par Cavrera et Villapajera.

4 novembre 1918. – Armistice avec l’Autriche-Hongrie. A partir du 6 novembre, stationnement dans la région d’Asolo..

(1) Du 21 octobre au 21 décembre 1914, des éléments de la 91e DT. sont en secteur vers la ferme des Wacques, à la disposition de la DI.

(2) Du 10 avril au 26 mai 1915, la 45e brigade est mise à la disposition du 31e CA.

(3) Ce secteur n’est tenu que par la 45e brigade sous les ordres du général commandant la DI. Entre le 10 et le 22 juillet, la 46e brigade est tantôt en secteur vers Soupir, tantôt au repos, en réserve d’armée.

(4) Du 22 décembre 1916 au 12 janvier 1917, la 258e brigade (129e DI.) est à la disposition de la 23e DI. 

 

Les gars d'Hénin-Liétard.

Photographie de membres du 78e régiment d'infanterie, originaires d'Hénin-Liétard. Campagne 1914-1915. Recto.

Soldier Jean Sedon

La famille Sedon vit dans la ferme de Lioreix, au village de La Rochette, en Creuse. Jean est cultivateur. Né en 1882, il est le fils d'Alexandre et Victorine Theillard. De la classe 1902, il fait son service au sein du 78e R.I. en tant que soldat de 2ème classe. De retour du service, Jean rentre à La Rochette et travaille la terre avec ses parents. Il se marie le 12 avril 1909 avec Pauline Debelut et trois enfants naissent: Louis en 1911, Suzanne en 1912 et Fernand en 1914. A l'été 1914, Jean Sedon répond à la mobilisation générale. Il est envoyé au 78e Régiment d'Infanterie de Guéret et part au combat le 5 septembre. Durant tout le conflit, Jean est tour à tour dans l'armée intérieure et au Front. Du 6 septembre 1914 au 24 juillet 1915, il participe, au sein du 36e R.I., à la bataille de la Marne, puis aux combats dans l'Aisne et l'Artois. Du 6 mai 1916 au 1er décembre 1917, Jean intègre le 289e RI qui vient de quitter Verdun et est envoyé dans les secteurs de Commercy, Arcis sur Aube puis Craonne. Hospitalisé le 27 avril 1917, il rentre de convalescence le 30 juillet 1917. Le 9 janvier 1918, il passe au 22e RI qui se trouve à Villeneuve Saint Germain dans la Somme. Puis il est envoyé le 10 mars au 76e RI qui va combattre dans l'Aisne, l'Oise, la Marne et l'Argonne. Enfin, il passe le 16 octobre 1918 au 66e RI qui combat à Verdun. Jean est démobilisé le 18 février 1919. Il se retire à La Rochette. Jean Sedon, simple soldat d'infanterie ne reçut aucune distinction, mais, comme tous les poilus, la Médaille interalliée de la Victoire et la Médaille Commémorative.

Portrait de Jean Sedon

Photographie de Jean Sedon en tenue de son régiment, le 78e RI.

Rédigé par passeurdememoire

Publié dans #Dossiers de la Grande Guerre

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