COLLECTER

Souvenirs, récits et anecdotes sont autant de petites histoires
qui viennent nourrir faire la gran
de.

 

En histoire, on appelle “sources orales” les matériaux recueillis par enregistrement lors d’entretiens avec des témoins. Longtemps boudées par les sciences sociales du fait de leurs caractère provoqué et du poids de la tradition écrite, elles sont aujourd’hui considérées comme des sources à part entière et sont largement utilisées par l'historien.

Elle permet de valoriser un territoire (commune, quartier), un espace de vie (gare, musée, entreprise) et mettre en perspective un événement avec ses habitants.

Collecter, Répertorier, Conserver, et Valoriser pour mieux Transmettre.


Un travail collaboratif (Institution, association, habitants, historien) autour d'un thème défini pour valoriser la mémoire sociale.

Organisation d'un projet mémoire


Retour sur expérience
"Le glissement de terrain de la Salle en Beaumont
(1994-2014)"


Ce travail a été mené à la demande de la municipalité de la Salle en Beaumont à l'occasion de la commémoration en hommage aux victimes du glissement de terrain survenu le 8 janvier 1994.

1. Constitution d'un comité de pilotage

Un comité de pilotage avec les membres du conseil municipal pour définir le projet.
Collecte des témoignages des personnes présentes dans la nuit du 7 au 8 janvier 1994.

La construction des sources orales en histoire passe par plusieurs étapes :

  • la recherche de témoins tout d’abord (via des institutions, associations, ou bien un réseau) et la prise de contact.
  • Vient ensuite le moment de l’entretien proprement dit, et la première rencontre avec le témoin est fondamental puisque c’est à ce moment-là qu’un “contrat” est passé et que la confiance s’installe. Si le chercheur expose clairement ses objectifs et que le témoin accepte de coopérer, la relation peut s’avérer très fructueuse. Les discussions sont alors enregistrées pour ensuite être retranscrites lors d’une opération qui constitue la troisième étape du recueil des sources orales. Le chercheur va alors procéder à l’écriture de l’entretien grâce à l’enregistrement. Ces trois étapes accomplies, le travail d’analyse critique de ces sources et leur utilisation dans une recherche pourront alors commencer.

Rigoureusement analysés, ces témoignages oraux peuvent donc constituer des sources à part entière pour appuyer un argument, et/ou venir compléter des sources d’autres natures dans le travail de l’historien. Leur caractère spécifique de matériau “vivant” et lié à la mémoire des témoins les rend d’autant plus intéressantes.

Les éléments collectés ont été publiés dans l'ouvrage

COLLECTER

Découvrir le récit de vie

Rédigé par passeurdememoire

Publié dans #Collecter

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